« À quoi bon écrire ? C’est évident que je n’ai pas ce qu’il faut. Les gens vont finir par s’en rendre compte… et s’ils s’en rendaient compte ? »

Vous vous reconnaissez dans ce discours ? En fait, il n’est pas rare que je rencontre des entrepreneures, auteures ou blogueuses aux prises avec ce genre de discours intérieur. Pourtant, elles sont brillantes et portent des projets incroyables sur leurs épaules. Néanmoins, elles restent convaincues que leur succès n’est pas mérité. Or, quand le syndrome de l’imposteur s’en mêle, bien souvent, le processus d’écriture est le premier aspect de leur vie professionnelle qui s’en ressent.

Le syndrome de l’imposteur

Concrètement, le syndrome de l’imposteur est la peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas mériter ce qui est sur le point d’arriver. Il est généralement présent en début de projet, il se manifeste aussi lorsque celui-ci tire à sa fin. L’entre-deux se fait sur le pilote automatique, un peu à l’image d’une autruche qui a la tête dans le sable. Mais, aussitôt que mes clientes sont sur le point de poser une action qui augmentera leur notoriété, le doute revient en force doublé de la peur d’être démasquée.

Si ce que je viens de dire vous parle, c’est que vous êtes prêtes à passer au niveau suivant et à déjouer l’imposteur qui sommeille en vous et qui vous fait croire que vous souffrez du syndrome de la page blanche. Mais comment parvenir à écrire malgré cette petite voix qui vous affirme que vous n’êtes pas à votre place chaque fois que vous tentez de le faire ? Voici mes 5 conseils pour vous rendre au point final et oser publier.

1- Ne vous comparez pas

C’est probablement le conseil que je donne le plus souvent à mes clientes et je vous le donne aussi : vous êtes uniques. Que vous soyez 5, 10 ou 25 à faire le même métier importe peu, car personne ne peut faire les choses comme VOUS le faites. Vous avez votre couleur unique teintée de vos expériences de vie, de vos valeurs et des apprentissages que vous avez faits. Prenez vraiment le temps de réfléchir à ce qui vous rend si unique. Cela vous permettra également de reconnecter avec votre expertise et de la reconnaître.

Vous n’êtes pas une parmi tant d’autres, vous êtes la meilleure personne pour aider, inspirer, accompagner les gens à mieux comprendre les sujets qui vous passionnent. Qu’importe ce que fait la voisine, vous avez tout ce qu’il faut en vous pour prendre votre réussite en main. Vous comparer reviendrait alors à remettre votre succès dans les mains de quelqu’un d’autre. Célébrez ce qui vous rend unique et assumez cette unicité dans tout ce qui la rend parfaitement imparfaite.

2- Trouvez vos points de repère

Ce qui est fascinant avec le syndrome de l’imposteur, c’est que soudainement tout ce qui a été ne semble plus exister. Pourtant, nous venons de le voir, vous avez un vécu et une expertise qui vient de quelque part. Je sais qu’il est conseillé de ne pas vivre dans le passé, mais reste qu’un coup d’œil dans le rétroviseur permet de bonifier le présent en offrant un petit « boost » de confiance pour l’avenir.

Ce que vous avez à faire pour y parvenir est simple. Prenez le temps de lister les bons commentaires que vous avez reçus concernant votre projet d’écriture ou tout autre projet antérieur. Des commentaires de clients, des publications sur Facebook… vous voyez le genre ? Ils deviendront vos points de repère qui renforciront votre confiance en vos capacités. Quand l’imposteur se pointera le bout du nez, un simple coup d’œil à ces commentaires devrait le faire battre en retraite et vous redonner l’élan dont vous aurez besoin.

3- Faites le point sur le projet d’écriture en cours

Comme nous l’avons vu, le syndrome de l’imposteur peut se pointer à tout moment. Il a toutefois une préférence pour les moments charnières soit le début ou la fin d’un projet ainsi que les retours après une longue absence. Il se délecte de ces moments où vous devez vous remettre en marche pour aller de l’avant.

Sachant cela, je vous invite à prendre l’habitude de vous rappeler à quel point votre projet vous tient à cœur. Pour ce faire, rien de mieux que de vous connecter à votre grand POURQUOI. Je vous propose donc de réfléchir sur ce qui vous a animé de prime abord dans ce projet d’écriture. Que vous permettra-t-il d’atteindre comme objectif dans votre vie professionnelle ? Quelle différence celui-ci pourrait-il faire dans la vie de vos clients ou lecteurs ? Comment vous sentez-vous à l’idée que vous aiderez des gens via vos écrits ? Quand vous y pensez, à quel endroit ça vibre en vous ?

Une fois que vous connaissez votre grand POURQUOI, notez-le et gardez-le à portée de mains. Au moindre doute, prenez soin de vous y reconnecter. Plus vous serez en cohérence avec celui-ci, plus le syndrome de l’imposteur se sentira tout petit à côté de lui.

4- Écrivez malgré tout

Une des spécialités du syndrome de l’imposteur consiste à vous paralyser avant qu’un seul mot soit écrit. Or, la meilleure façon de le déjouer reste encore et toujours d’écrire. Cela peut sembler contradictoirement cruel de penser passer outre cette peur paralysante. Il existe toutefois une distinction qui peut faire toute la différence dans la réussite de votre processus d’écriture : écrire et publier sont deux étapes différentes.

Je vous explique. Bien souvent, ce qui terrifie, c’est l’éventualité de publier. L’acte de publier suppose que vous serez lue alors que l’acte d’écrire n’est que le dépôt et l’organisation de vos idées. En faisant cette distinction dans votre esprit, vous devriez en venir à la conclusion qu’écrire ne vous engage en rien.

Ainsi, prenez soin d’écrire régulièrement afin de garder votre projet (et son grand POURQUOI) vivant et stimulant. Cela vous permettra de progresser tout en faisant grandir votre motivation à être publiée, donc lue. Pas de panique, le chemin se fera graduellement dans votre esprit de sorte qu’il n’y aura plus de place pour le doute. Et puis, une fois le texte achevé, ce serait bête qu’il prenne la poussière, n’est-ce pas ?

5- Ne restez pas seule

Ce n’est pas un secret, le syndrome de l’imposteur est redoutable lorsqu’on reste seule avec soi-même. Ainsi, pour limiter ses ravages, il importe de briser l’isolement. Le simple fait d’en parler peut faire une énorme différence. Vous serez étonnée de voir à quel point ce syndrome est répandu et il n’y a rien de mieux que de partager avec une personne qui peut comprendre.

De même, il peut devenir très intéressant de favoriser le « coworking », c’est-à-dire prévoir des moments où vous écrirez avec une ou plusieurs personnes qui feront la même chose que vous. Vous verrez que l’imposteur sera beaucoup plus timide. Du coup, il lui sera beaucoup plus difficile de contrecarrer votre processus d’écriture, car vous serez beaucoup moins tentée de l’écouter.

Pour en venir à ne plus se sentir imposteur

En somme, le syndrome de l’imposteur est probablement le plus grand ennemi du processus de l’écriture, puisqu’il s’insinue dans celui-ci. Allant du « Ça ne vaut pas la peine ! » au « Qui je suis pour mériter ce succès ? », ses suggestions pernicieuses ne sont basées que sur le manque de confiance dont vous souffrez. De ce fait, en appliquant les 5 conseils avisés que je vous ai partagés aujourd’hui, vous n’écrirez pas mieux ni plus vite, mais vous serez confiante en vos capacités. Évidemment, il se peut que, malgré tous vos efforts, le syndrome de l’imposteur se fasse plus insistant. Il pourrait même en venir à ralentir, voire même bloquer votre processus d’écriture. Si tel est le cas, une séance d’accompagnement en écriture vous permettra de voir les choses sous un angle nouveau et de vous rendre non seulement jusqu’au point final, mais également d’envisager de publier avec confiance.

 

Séance d'alignement d'idées | Marie-Josée Guérin - Entreprendre autrement